De Leeuw au Pavillon France de l'Exposition universelle d'Osaka
Le 10 mai 2025, le Pavillon France de l’Exposition universelle d’Osaka a accueilli De Leeuw, afin de représenter l’artisanat d’art français dans le domaine de la guitare électrique.
Le Pavillon France, opéré par COFREX sous le commissariat général de Jacques Maire, était un hymne à l’Amour, avec pour fil conducteur la légende japonaise du fil rouge, Akai Ito, ce lien invisible qui unit ceux qui sont destinés à se rencontrer. Il présentait aux visiteurs les savoir-faire français, de la haute couture aux métiers d’art. C’est dans ce cadre que l’atelier De Leeuw a été invité, moins de quatre ans après sa fondation.
La journée s'est ouverte au coucher du soleil par un concert donné depuis le balcon panoramique du Pavillon France, aux visiteurs de l'Exposition universelle rassemblés en contrebas. Kozaki Akihiro à la guitare, Alex Lofoco à la basse, et les instruments de l'atelier qui sonnaient sur le site d'Osaka. Le concert achevé, la presse japonaise et des visiteurs invités ont rejoint l'un des salons du Pavillon, où l'atelier a présenté son travail et où Kozaki Akihiro et Ba Kamaboko ont fait sonner trois pièces : une MS6 en finition Riviera Pool Blue, une SY en noyer et érable sycomore ondé français, une basse SC5 en loupe de cèdre.
La France a fait de la facture instrumentale un art, du piano de Pleyel au saxophone de Selmer. La guitare aussi a eu ses maîtres français, les Voboam, luthiers de Paris sous Louis XIV, dont les instruments marquetés d'écaille et de nacre sont aujourd'hui au Metropolitan Museum. La guitare électrique, elle, est née deux siècles et demi plus tard, ailleurs, objet industriel conçu pour être assemblé en série. Ce que l'atelier De Leeuw est venu montrer à Osaka, c'est cet instrument sculpté comme une pièce de métiers d'art, depuis la grume : lutherie, ébénisterie d'art, marqueterie, sculpture, réunies dans une seule main, celle de Quentin De Leeuw, Maître Artisan d'Art.
Le Japon n’est pas une destination parmi d’autres pour l’atelier. C’est le pays qui a inventé la notion de patrimoine vivant, appliquée à ses maîtres artisans ; c’est aussi l’un des marchés où les instruments De Leeuw sont présentés, à Tokyo, chez Miyaji Kanda, et à Osaka, chez Miki Gakki.. Le fil rouge relie ceux qui devaient se rencontrer. À Osaka, il reliait la lutherie d'art française et le pays qui honore ses artisans comme des trésors.
Ce soir-là, à Osaka s'ouvrait une séquence. L'Élysée l'a prolongée, le label Entreprise du Patrimoine Vivant, accordé par l'État, l'a scellée.. À l'atelier, le travail continue : les mêmes mains, les mêmes bois, le même temps donné à chaque instrument.
Article publié le 30 septembre 2025, mis à jour le 18 août 2026.
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