De Leeuw invité à l'Opéra Bastille pour Tous à l'Opéra
Les 6, 7 et 8 mai 2022, la quinzième édition de Tous à l'Opéra ouvrait les maisons d'opéra de France au public. Placée sous le sous-titre « Pleins feux sur les ateliers : de la facture instrumentale aux arts de la scène », cette édition mettait la facture instrumentale française à l'honneur, dans un partenariat entre la Réunion des Opéras de France, la Chambre Syndicale de la Facture Instrumentale et la Chambre Syndicale des Métiers de la Musique.
Pour l'occasion, l'Opéra national de Paris réunissait pour la première fois, dans les espaces publics de l'Opéra Bastille, plus de quatorze maîtres artisans : facteurs d'instruments à cordes et à vent, facteurs de pianos et de clavecins, de percussions et de cuivres, et un facteur de guitares électriques. Ce facteur, c'était l'atelier De Leeuw. Il n'avait pas un an.
Le samedi 7 mai, l'atelier présentait ses premières pièces aux visiteurs, aux côtés de maisons et de facteurs tels que Pleyel, Bergerault ou Adrien Jaminet. Les instruments s'y sont joués, dans les foyers de Bastille, entre les mains de Swan Vaude et d'Alexandre Carruana.
La guitare électrique se tenait ce jour-là parmi les instruments que la France fabrique depuis des siècles, les violons, les pianos, les cuivres, chacun porté par sa facture. Lui donner la sienne : c'est la conviction qui avait fondé l'atelier, et elle se tenait déjà entière sur les établis de Bastille. La lutherie, l'ébénisterie d'art, la marqueterie et la sculpture, réunies dans une seule main, celle de Quentin De Leeuw.
Trois ans plus tard, la Nina Air se tenait sur la tribune présidentielle de l'Élysée. Quatre ans plus tard, l'État labellisait l'atelier Entreprise du Patrimoine Vivant. La première invitation était venue de l'Opéra.
Article publié le 10 mai 2022, mis à jour le 21 août 2026.
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